Le protocole DojoClean expliqué phase par phase
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Hygiène
1 avril 2026
Par DojoClean

Le protocole DojoClean expliqué phase par phase

Protocole de désinfection tatami en 8 phases : la logique scientifique | DojoClean

Pourquoi 8 phases et pas 3 ? Parce que chaque pathogène présent sur un tatami n'est pas atteint par la même méthode. Le nettoyage élimine la charge organique qui bloque les biocides. Le biocide neutralise les bactéries et champignons. L'UVC LED détruit l'ADN des micro-organismes résiduels. La séquence est dictée par la microbiologie, pas par le marketing.

Ce que vous allez apprendre

  • Pourquoi la séquence des phases est aussi importante que les produits
  • Ce que la recherche dit sur l'effet de la matière organique sur les biocides
  • Pourquoi les interstices entre modules sont la zone la plus négligée
  • Ce que signifie concrètement une réduction 6 LOG
  • Les certifications qui valident chaque produit utilisé
  • Ce que contient le rapport PDF remis après chaque intervention

Sources : Chowdhury D et al., J Hosp Infect (2019) / Anderson AR et al., J Athl Train (2017) / Nicolau T et al., Materials (2022) / Kowalski WJ, Ultraviolet Germicidal Irradiation Handbook, Springer (2009) / Faria SI et al., Sport Journal (2020) / normes EN 1276, EN 1650, EN 14476, EN 62471.

La logique du protocole : pourquoi la séquence compte autant que les produits

Un biocide appliqué sur une surface souillée peut perdre toute efficacité. Une étude contrôlée publiée dans le Journal of Hospital Infection (Chowdhury D et al., 2019) a testé six produits désinfectants oxydants sur des biofilms de Staphylococcus aureus en présence de matière organique standardisée : les produits à base de chlore et d'acide peracétique ont échoué à tuer le moindre biofilm en présence de la charge organique, alors qu'ils réduisaient la viabilité bactérienne de 2 à 2,8 LOG sur surface propre. La matière organique présente sur le tatami (sueur, sébum, squames) crée une barrière physique qui empêche le principe actif d'atteindre les pathogènes.

C'est pourquoi le nettoyage mécanique doit précéder l'application biocide, qui doit elle-même précéder la stérilisation UVC. La séquence n'est pas modifiable sans compromettre le résultat.

« Les produits à base de chlore et d'acide peracétique ont échoué à tuer les biofilms en présence de charge organique. Le nettoyage préalable au détergent est une étape indispensable avant toute désinfection biocide. » Chowdhury D et al. Effect of disinfectant formulation and organic soil on the efficacy of oxidizing disinfectants against biofilms. Journal of Hospital Infection, 2019 ; 103(1) : e33-e41.

Vue d'ensemble des 8 phases

Phase Action Objectif
1 Inspection initiale Cartographier les zones à risque
2 Nettoyage mécanique face supérieure Éliminer la charge organique visible
3 Retournement et traitement face inférieure Traiter la face la plus contaminée
4 Traitement des 4 côtés et interstices Fermer les réservoirs de contamination
5 Application biocide certifié Neutraliser bactéries, champignons, virus
6 Stérilisation UVC LED 265 nm Destruction ADN pathogènes résiduels
7 Traitement global de la salle Murs, plinthes, zones inter-tatamis
8 Contrôle qualité et rapport PDF Traçabilité et certification

Phase 1 : Inspection initiale

Avant tout traitement, les techniciens DojoClean réalisent une inspection visuelle complète des tatamis, protections murales et sol de la salle. Cette phase identifie les zones de fort trafic (centre du tatami, zones de saisie en judo, zones de travail de garde en BJJ), les tatamis présentant des décollements ou des zones humides persistantes, et la configuration de la salle pour établir le circuit d'intervention optimal. Des prélèvements microbiologiques peuvent être effectués sur demande pour documenter l'état initial et mesurer l'efficacité du traitement a posteriori.

Phase 2 : Nettoyage mécanique de la face supérieure

La face supérieure de chaque tatami est traitée avec un nettoyage mécanique combinant aspiration et nettoyage humide. Cette phase élimine la couche de matière organique accumulée (sueur, sébum, squames cutanées) qui constitue le milieu nutritif des micro-organismes et bloque l'efficacité des biocides. Sans cette étape préalable, l'application d'un désinfectant peut être totalement inefficace, comme le montre l'étude de Chowdhury et al. (2019). La mécanique d'action du détergent à pH neutre est complémentaire et non interchangeable avec celle du biocide : l'un décolle la matière, l'autre tue les micro-organismes.

Phase 3 : Retournement et traitement de la face inférieure

C'est la phase qui différencie fondamentalement une intervention professionnelle d'un entretien courant. Chaque tatami est retourné individuellement. La face inférieure, jamais en contact avec les pratiquants mais en contact permanent avec le sol, concentre l'humidité résiduelle issue des variations thermiques. Cette humidité crée les conditions idéales pour la prolifération des moisissures et des dermatophytes. Cette face est traitée avec le même protocole complet que la face supérieure.

Cette étape révèle systématiquement l'état réel d'un tatami en apparence propre côté pratiquants. Elle ne peut pas être reproduite par un entretien courant sans démontage complet de la salle.

Phase 4 : Traitement des quatre côtés et des interstices

Les quatre chants de chaque tatami et les rainures entre modules sont les zones de concentration maximale de matière organique et de pathogènes. Une étude publiée dans le Sport Journal (Faria SI et al., 2020) a mesuré les niveaux de micro-organismes dans les rainures entre les sections de tapis de lutte avant et après désinfection courante : ni le balai plat ni la serpillière à franges ne réduisaient efficacement la charge bactérienne dans ces interstices, quelle que soit la méthode utilisée. Ces zones nécessitent un biocide à pénétration capillaire et une application directe dans les rainures.

« Aucune des deux méthodes n'était efficace pour réduire le nombre de bactéries dans les rainures entre les sections de tapis. Cette observation n'avait pas été discutée dans la littérature antérieure. » Faria SI et al. Assessment of Disinfection Techniques for Decontaminating Athletic Mats. The Sport Journal, 2020.

Phase 5 : Application biocide certifié

Les produits biocides utilisés par DojoClean sont certifiés selon trois normes européennes cumulatives :

  • EN 1276 : activité bactéricide validée (SARM, staphylocoques, entérocoques, E. coli)
  • EN 1650 : activité fongicide validée (Trichophyton, Candida, moisissures)
  • EN 14476 : activité virucide validée (HSV-1, norovirus, SARS-CoV-2)

Une étude contrôlée sur des compétitions de lutte universitaires impliquant 231 lutteurs (Anderson AR et al., Journal of Athletic Training, 2017) a établi que l'utilisation de désinfectants à action résiduelle réduisait la charge bactérienne moyenne de 76 % par rapport aux nettoyants sans résidu. Le temps de contact requis par les normes EN est respecté avant tout passage à la phase suivante.

Phase 6 : Stérilisation UVC LED à 265 nm

La longueur d'onde de 265 nm correspond au pic d'absorption de l'ADN des micro-organismes (Kowalski WJ, Ultraviolet Germicidal Irradiation Handbook, Springer, 2009). À cette longueur d'onde, l'ADN des bactéries, champignons et virus absorbe le rayonnement, formant des dimères de pyrimidine qui bloquent irréversiblement la réplication. Aucune résistance bactérienne à ce mécanisme physique n'a été documentée.

Des réductions supérieures à 6 LOG pour Staphylococcus aureus, E. coli et Klebsiella pneumoniae ont été obtenues sur surfaces propres après 64 secondes d'exposition à une source UVC LED (Nicolau T et al., Materials, 2022). Cette efficacité est conditionnelle à une surface préalablement nettoyée : en présence de protéines ou de charge organique résiduelle, la réduction effective est moindre. C'est pourquoi cette phase intervient toujours en dernier dans la séquence.

6 LOG en pratique : si un tatami héberge 1 000 000 pathogènes actifs avant traitement, l'intervention complète en ramène moins de 10 sur les surfaces traitées.

Phases 7 et 8 : Traitement global et traçabilité

Les phases finales traitent l'environnement global de la salle : murs jusqu'à 1,5 mètre de hauteur (zone de contact avec les pratiquants en chute), plinthes, inter-tatamis et équipements partagés (sacs de frappe, protections murales, mannequins). L'intervention se conclut par la remise d'un rapport PDF d'intervention comprenant les surfaces traitées, les produits utilisés avec leurs numéros de lot, les certifications applicables et la date de la prochaine intervention recommandée.

Ce document constitue la traçabilité de votre démarche hygiène. Il peut être présenté en cas de contrôle fédéral, de litige avec un adhérent ou d'inspection sanitaire.

Questions fréquentes sur le protocole

Combien de temps dure une intervention ?

La durée varie entre 1 jour pour une petite salle (environ 60 m² de tatamis) et 5 jours pour 500m2, comptez environ 1 jour pour 100m2. DojoClean planifie systématiquement les interventions en dehors des horaires d'entraînement.

Faut-il évacuer la salle pendant l'intervention ?

Oui, pendant la phase UVC LED. Le rayonnement ultraviolet à 265 nm est nocif pour les yeux et la peau selon la norme EN 62471 (sécurité photobiologique). La salle est sécurisée et signalée pendant cette phase. La reprise des entraînements est possible 2 heures après la fin de l'intervention, sans délai lié à des résidus chimiques actifs.

Les produits biocides sont-ils dangereux pour les tatamis ?

Les produits sélectionnés par DojoClean sont testés sur les surfaces synthétiques EVA et PVC des tatamis de compétition. Ils ne dégradent pas les couleurs, ne ramollissent pas les surfaces et ne laissent pas de résidu gras. La compatibilité matériau fait partie des critères de sélection au même titre que l'efficacité biocide.

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